IN TEMPO Numéro 28

"Être le lien entre ce que nous appelons le monde concret et l'univers invisible, divin, n'est-ce pas l'aspiration la plus importante de tout être vivant?" (Ella Maillart).

 

 

 
            Afin de passer en douceur d'un état de grâce dû à l'intense et magique prodigalité des cours au farniente des vacances, je vous propose quelques réflexions de sagesse.
 
La doctrine de Confucius, basée sur les rites et la musique, affirme:
"Les rites institués du dehors prescrivent à l'homme les attitudes et les démarches qui conviennent à son rang et à sa situation, et produisent une harmonie extérieure. La musique vient du dedans, apportant le calme, d'où naît la concorde, l'harmonie suprême. Elle n'est pas faite pour exciter les passions, mais pour les modérer. Elle devra se garder de tout excès: elle sera modeste et réservée. La plus grande musique est toujours simple. Ce qui importe dans la musique, c'est la pensée qu'elle exprime et non la sensation qu'elle donne"[1].
Dans son Système de politique positive, Auguste Comte (1798-1857), nous offre la formule sacrée du positivisme: "l'Amour pour principe, l'Ordre pour base et le Progrès pour but"[2].
 
"La passivité ou la contemplation ne suffisent pas: elles mènent nulle part. Pour jouir du réel, il faut l'affronter dans l'action". "Notre civilisation, basée sur le fric, ne vaut rien du tout. Ce n'est pas l'argent qui compte mais l'esprit. L'argent tue l'esprit. Ne pas s'identifier à ce qui est mortel"[3].
 
Il ne me reste qu'à vous souhaiter d'excellentes...

[1] Ma Hiao-Ts'Un, "La musique chinoise", in: Norbert Dufourcq (sous la direction), La musique dès origines à nos jours, Libraire Larousse, Paris, 1946, p. 440.

[2] R. Carlier, J.-L. Lalanne, P. Josserand et S.-S. de Sacy, Larousse, dictionnaire des citations, Editions Larousse, 2001.

[3] Ella Maillart, Bribes de sagesse, Actes sud, 2007, p. 27.

 

Contributeurs: 
Gianluigi Bocelli
Eva de Geneva
Philippe Grandjean
Gabrielle Radacineanu
Christiane Walty-Richard